Le coronavirus fait du bien à la planète : la pollution chute en Chine

Le très médiatisé Covid-19 a obligé les entreprises de nombreux secteurs économiques à mettre leurs activités en pause. Une pause qui s’accompagne en prime d’une amélioration de la qualité de l’air, particulièrement en Chine.

L’image ci-dessous a suscité bon nombre de réaction sur les réseaux sociaux. Il s’agit de la publication d’une observation de la Nasa comme il en existe des milliers : une simple carte de l’est de la Chine, représentant les émissions de dioxyde d’azote respectivement du 1er au 20 janvier, puis du 10 au 25 février 2020. Des émissions provenant majoritairement des voitures, camions et usines, et qui se sont effondrées en quelques jours, y compris dans la région de la capitale Pékin.

Pollution de l'air chine

Représentation du dioxyde d’azote en suspension dans l’air en chine Source : https://earthobservatory.nasa.gov/

Un constat tristement positif : beaucoup moins de dioxyde de carbone émis

Cette baisse de la pollution de l’air est dans l’étude expliquée par plusieurs facteurs liés plus ou moins directement à l’épidémie du coronavirus. Par exemple, les besoins réduits en énergie car les centrales électriques ne fonctionnent quasiment plus (utilisation du charbon la plus basse depuis quatre ans). Un autre exemple est le nombre drastiquement réduit de vols domestiques : 70 % de vols au sein du pays en moins par rapport au mois de janvier. Les vols internationaux ont eux aussi été affectés, avec un trafic aérien qui est passé de 17.180 vols le 22 janvier à 3.243 le 12 février. Aux mêmes dates l’année passée, on avait enregistré 15.322 vols le 22 janvier et 16.251 le 12 février.

Autre conséquence enregistrée traduisant une diminution de la pollution de l’air : une baisse des émissions de particules fines (PM2.5 et PM10) en Chine. Ainsi, à Pékin, le mois de février 2020 a ainsi connu beaucoup moins de journées de forte pollution dûes à ces particules que celui de février 2019.

Un constat à prendre avec des pincettes

Néanmoins, comme toute étude scientifique, il s’agit de bien vérifier les faits observés et surtout vérifier la véracité des relations de cause à effet. En effet, si l’image est impressionnante elle mérite toutefois quelques éléments de contexte : elle compare la pollution entre le mois de janvier et celui de février. Cette baisse des émissions de NO2 arrive chaque année, car il s’agit de la période du nouvel an chinois, toujours accompagnée d’un ralentissement majeur de l’économie.

Ce qui est néanmoins notable, c’est que cette baisse de la pollution annuelle s’est cette année prolongée bien plus longtemps que les années précédentes…

«Sachant que le nombre de décès par an liés à la pollution en Chine est estimé être proche du million, peut-être que la situation actuelle permettra d’éviter une partie de ces décès cette année.»

Paradoxalement, c’est comme si le Coronavirus nous aidait, en fait, à mieux respirer.

 

 

Sources

https://www.franceinter.fr/environnement/le-coronavirus-serait-il-un-bon-remede-a-la-fievre-de-la-planete

https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/09/le-coronavirus-a-t-il-eu-pour-effet-de-diminuer-la-pollution_1780537