La députée européenne écologiste Marie Toussaint exige un référendum

« Assez de tergiversations, il faut un référendum pour interdire enfin l’écocide ». Ce sont les mots prononcés par Marie Toussaint, députée européenne écologiste dans une tribune au Monde.

Marie Toussaint, l'écolo derrière la pétition la plus signée de l ...

Un écocide reconnu

La convention citoyenne pour le climat, anciennement dénommée Convention citoyenne pour la transition écologique, a approuvé à 99,3 % la reconnaissance de l’écocide, un crime évoqué depuis les années 1950. En réponse à ce constat la convention préconise son adoption par référendum. Tous les signaux écologiques sont au rouge. Le climat se réchauffe de plus en plus vite et l’objectif de 1,5 °C pourtant mentionné par l’accord de Paris est d’ores et déjà hors de portée. Les limites planétaires sont déjà en grande majorité dépassées, la biodiversité est plus que menacée, la déforestation continue à nous rendre plus vulnérables aux pandémies zoonotiques (infestations parasitaires dont les agents se transmettent naturellement des animaux à l’être humain) comme celle du Covid-19 que nous venons de traverser.

Une révolution nécessaire

Ce que réclame la convention citoyenne – et ce dont nous avons besoin à l’heure actuelle – est une révolution. L’humanité n’a jamais connu de risque aussi grave que celui-ci. La guerre, les famines, la surpopulation, les crises religieuses, les génocides raciaux…rien n’a jamais été aussi graves que la mise en danger de l’habitabilité de la Terre. Il s’agit ici de la survie, non pas d’une partie de la population, mais de toutes les espèces vivantes, nous compris.

Il est temps de changer de modèle économique, de mettre en place un autre système politique que celui au pouvoir, qui nous conduit aveuglement à notre perte. Tout l’enjeu de la convention citoyenne pour le climat est ici exprimé. Le travail des 150 membres de cette convention est de faire respecter les promesses de s’assurer de l’atteinte des objectifs, là où les politiques échouent, décennies après décennies.

Dans l’attente d’une réponse du président de la république, affaire à suivre…