Les principales mesures de la Loi anti gaspillage

Plastiques recyclées

Fin du plastique à usage unique, interdiction de détruire les invendus, création du principe pollueur-payeur… adieu, cher ticket de caisse… Voici quelques-unes des principales mesures du projet de loi contre le gaspillage et pour une économie circulaire que le Parlement doit adopter jeudi.

 

Le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire va être présenté jeudi 6 février 2020 au Parlement. Le texte comportera une série de mesures qui visent à accélérer le changement des modèles de production et de consommation afin de réduire les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat. L’objectif est de faire passer le pays d’une économie linéaire à une économie circulaire.

 

D’ici le 1erjanvier 2025, 100% de plastique recyclé

 

L’objectif de cette loi vise l’interdiction de mise sur le marché des emballages plastiques à usage unique d’ici 2040, et une réduction du nombre de bouteilles en plastique à usage unique vendues de 50% d’ici 2030.

 

La création d’une série de nouvelles filières pollueur-payeur (REP) est mise en place. Elle consiste à exiger des professionnels un financement de la gestion des déchet liés à leurs produits. À compter de 2021 pour les mégots, et dès 2022 pour les matériaux de construction (BTP), jouets, articles de sports et de loisirs, articles de bricolage et de jardinage, puis en 2024, pour les lingettes pré-imbibées pour usages corporels et domestiques.

Une amende forfaitaire de 1.500 euros est exigée lors de dépôt sauvage de déchets.

 

La fin du plastique ou des contenants à usage unique

 

Au plus tard le 1erjanvier 2023, les plastiques ou les contenants à usage unique seront interdit ainsi que le plastique pour les jouets offerts avec les menus enfants. Les produits fabriqués à base de plastique « oxodégradable » qui, participe à la pollution des océans, en se fragmentant, seront également interdit.

En 1erjanvier 2021 les bouteilles en plastique distribuée dans les établissements recevant du public (plus de 300 personnes) ne sera pas autorisé.

 

Le consommateur sera également informé sur la « réparabilité » de certains équipement électriques et électroniques. Une obligation est donnée aux fabriquant et aux distributeurs la disponibilité de pièces détachées.

 

 

Une interdiction de destruction d’invendus non alimentaires neufs sera mise en place ainsi qu’une création d’obligation de réemploi, de réutilisation ou recyclage. Pour les produits de première nécessité, notamment d’hygiène, le recyclage est interdit et le don obligatoire.

Ces mesures seront-elles à la hauteur des attentes, permettront-elles de sauver notre planète ? Espérons-le !

 

Muoy-leng HUOY